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‘Geography Is Four-Dimensional’

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Derek Sivers:

When someone speaks of a place, you have to ask, “When?” Geography is four-dimensional. You can’t know a place — only a place as it was at a time. Where is bound to when. Unless you are in a place right now, you can only speak of it in past-tense.

Link: sive.rs/4d

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simonSchu
10 days ago
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Rendering the Sky, Sunsets, and Planets

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Article URL: https://blog.maximeheckel.com/posts/on-rendering-the-sky-sunsets-and-planets/

Comments URL: https://news.ycombinator.com/item?id=48107997

Points: 202

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simonSchu
20 days ago
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Etat de l'autonomie : pour un milieu toto révolutionnaire, pour une ultragauche pensant les oppressions.

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I.L'autonomie : histoire et ligne politique. L'autonomie désigne souvent un milieu : milieu toto pour nous, mouvance anarco-autonome pour les keufs, black blocks radicalisés pour BFM... qui est plus ou moins lié au monde des squat – toto des villes – et des ZAD – toto des champs. En gros on est plein de gens qui aimons pas le capitalisme, qui aimons – théoriquement - pas les oppressions systémique non plus, et qui lisons des brochures radicales. Quand on y entre, c'est rarement par la théorie, et on finit par en oublier que l'autonomie ne désigne pas seulement des gens qui font des A cerclés sur les murs et qui ont un look ultra-dark [1], mais aussi un courant politique précis, avec un passé et une histoire. Ces deux réalités de l'autonomie entretiennent une relation complexe et contradictoire, et c'est là-dessus qu'on veut se pencher aujourd'hui. L'autonomie correspond à tout ce qui est situé à « gauche » du léninisme, c'est-à-dire toutes les tendances révolutionnaires qui rompent radicalement avec l'autoritarisme et refusent la centralisation, la structuration hiérarchique, l'organisation bureaucratique, la délégation de pouvoir par la représentativité politique, etc... Pour résumer, elle vient historiquement de deux branches : la branche anarchiste – en gros le milieu toto d'aujourd'hui – et la branche ultragauche – aussi appelée marxiste anti-autoritaire ou autonomie communiste, dont les luxembourgistes des années 20 ou l'autonomie italienne des années 70 sont des exemples connus. Une des particularités fondamentale de l'autonomie est de s'organiser hors et contre les institutions du capital, en vue de les détruire. Elle part du principe que ces institutions, multiples (l'Etat, la valeur, le travail, l'armée, la police, etc) ne peuvent être conquises ou utilisées à des fins positives. Cela marque une différence fondamentale entre elle et l'extrême-gauche, qui voit dans ces instances des outils dont nous serions dépossédés. Ainsi là où la pensée de gauche est de « réappropriation de ce qui nous est volé » et où sa préoccupation est de placer les bons à la direction de la machine, la pensée autonome est purement destructive de la machine en question, en tant que part non réformable du problème. Ce point est déterminant, car il explique pourquoi, entre l'autonomie et tout ce qui constitue la gauche, il y a un gap de ligne : les sauce-dem militants ou les syndicats ne sont pas des alliés critique avec qui on a des querelles sectaires pendant que l'extrême droite avance, mais bien des adversaires politiques dont le programme et la ligne sont antagonistes aux notres. Le manque de compréhension de ce point nous semble réellement problématique, car il marque une perte de compréhension de ce qu'est la ligne autonome. II. Les différents courants. 1. Ultragauche Chacune des deux branches de l'autonomie a une histoire foisonnante, faite de multiples tendances. Si on voulait résumer à la serpe, on dirait ça : l'ultragauche, ou autonomie communiste, se définit par rapport aux autres courants communiste par son refus de toute conquête de l'appareil d'Etat et de tout parlementarisme. On peut en voir une préfiguration dans ceux qu'on appelle les « enragés » sous la révolution française, ou dans les communistes anti-léninistes à l'époque de la révolution russe. Les deux situations sont d'ailleurs assez similaires dans certains aspects des dynamiques qui s'y jouent : dans chacun de ces cas, les « ultragauches » sont en conflit avec des « révolutionnaires centralisateurs » - Marat dans un cas, Lénine dans l'autre – qui les traitent de débiles parce qu'ils veulent la révolution tout de suite alors que « le reste du pays n'est pas prêt ». C'est donc une histoire qui commence à la seconde 1 du système bourgeois. Il y a, d'un côté, les « extrêmes-gauchistes » qui veulent renverser la table mais selon un plan précis, avec un peuple révolutionnaire bien au pas et qui fait les choses selon leurs ordres. Et de l'autre ceux qui , faisant partie de ce peuple, veulent tout détruire maintenant et sans suivre le plan, et sont donc vus comme des agitateurs « dangereux pour la révolution » par les premiers. On voit bien dès lors que si pour l'extrême-gauche le clivage politique se fait entre les partis bourgeois et la gauche révolutionnaire, pour l'ultragauche, la rupture est un pas plus loin qualitativement : entre les « représentants/chefs/parlementaires », quel que soit leur bord, et les exploité.e.s atomisé.e.s, car pour ces derniers, le rapport social induit par les institutions est plus déterminant que de savoir qui est à leur tête. En effet, peu importe la couleur du parti, peu importent les querelles entre « bons et mauvais gouvernants », si tous sont d'accord pour imposer un ordre social étatiste – même soit-disant transitoire- , le travail à une majorité de la population – sous peine de prison ou de crever de faim - , et pour envoyer la troupe quand cette majorité décide qu'elle veut changer l'état des choses. C'est un des socles fondamentaux de l'ultragauche : il n'y a pas, pour elle, de rupture qualitative fondamentale entre démocratie, gouvernement « révolutionnaire », fascisme, pas de différence qui vaille la peine qu'on s'y arrête entre gauche et droite, ni même entre extrême-gauche et extrême-droite. Ce sont toutes des boutiques gestionnaires de l'exploitation, toutes des garantes du rapport social capitaliste, et c'est par ça qu'elles se définissent avant tout. Ainsi, si le fascisme est une forme spécifiquement violente du capital qui doit être combattue, elle ne doit pas l'être en régénérant ses causes dans le même mouvement : c'est seulement par l'angle de l'anti-étatisme que des perspectives émancipatrices peuvent apparaître. De Mao à Allende en passant par Jaurès, Blum, Lenine ou Maduro, il n'y a donc rien à choisir, ce qui reproduit l'Etat étant voué à reproduire en même temps l'exploitation et les oppressions sur lesquelles celle-ci repose. Le seul choix révolutionnaire que l'on peut faire à chaque instant est celui du camp prolétarien, radicalement contre ces Etats. L'ultragauche se distingue ainsi par son refus premier de toute alliance transclassiste même lorsque le conflit semble opposer le « raisonnable » voire le « progrès » au « mal absolu ». De là découlent ses critiques de l'auto-gestion [2], de l'antifascisme [3], etc... Cette ligne de classe fait sa force et sa pertinence dans les mouvements de lutte et dans le milieu anticapitaliste : là où l'analyse anarchiste rejette l'Etat sans distinction – ce qui est à notre avis très pertinent, ce n'est pas une critique – , l'ultragauche produit une propagande spécifique contre la gauche et ses enseignes, propagande qui permet une rupture avec la récupération réformiste ou léniniste. 2. Les « toto » La branche anar de l'autonomie vient d'une histoire propre, même si les deux finissent par se mêler. Contrairement au communisme, dont l'ultragauche est un courant très spécifique, on pourrait dire que l'anarchie dans son ensemble est intrinsèquement liée à l'autonomie, du fait de son refus de toute transition étatique vers le communisme et de toute forme de délégation de pouvoir. Ses références sont assez différentes de l'ultragauche : elle va avoir tendance à se réclamer de l'héritage de l'Espagne de 36, des marins de Cronstadt en Russie et des expériences d'auto-organisation menées sous l'impulsion de l'armée de Nestor Makhno en Ukraine. Cette branche de l'autonomie est encore la plus vivace par chez nous : globalement il nous semble que la plupart des gens du milieu toto se définiraient plus facilement comme anarchistes ou anarchisants que comme communistes. Le corpus théorique qui la traverse n'est pas ou peu marxiste, il aborde plus l'anticapitalisme depuis l'anti-autoritarisme que depuis la question de l'exploitation, et il insiste plus sur les actions affinitaires de lutte que sur la rhétorique révolutionnaire de masse. C'est d'ailleurs un point important qui distingue ces deux branches : à l'heure actuelle et après de nombreux revirements au cours du temps, on aurait tendance à dire que l'autonomie communiste a pour horizon la révolte prolétarienne généralisée, là où l'autonomie anarchiste fait de la vie militante hors du travail et de la lutte directe contre le système une certaine fin en soi. Tout ça amène à des approches différentes de la politique et de la propagande. Ainsi, les cocos se définissent plus « autonomes » à partir de la ligne politique – être autonome c'est poser une ligne à la fois communiste révolutionnaire et anti-autoritaire - ; tandis que les anars le font souvent plus depuis un mode de vie et d'organisation – être autonome c'est être anticapitaliste, illégaliste et s'organiser dans le « milieu » squat, le « milieu » queerosse, le « milieu » ZAD... Un autre point important de l'anarchisme toto est que, depuis quelques années au moins, il est fortement tourné sur la mise en lumière des oppressions et la lutte radicale contre elles. C'est pour nous un de ses apports fondamentaux : ne pas s'arrêter à la lutte des classes telle que définie par Marx, ne pas réduire les problèmes qui nous occupent au capitalisme « pur » ni la question de la classe à une définition masculine et blanche du prolétariat. Et poser très clairement que contrairement à ce que qu'arguent les class first, ce n'est pas parce que le genre et la race sont intriqués dans le capitalisme qu'ils seront abolis automatiquement si on le renverse. Tout ça est d'ailleurs confirmé par de nombreuses recherches récentes qui montrent que les oppressions systémiques de genre existaient dès le soi-disant « communisme primitif ».[on peut notamment voir à ce sujet les conférences de Christophe Darmangeat ou Claudine Cohen, sur youtube. Les deux anthropologues sont en désaccord sur de nombreux points mais l'un d'eux est manifestement partagé : le patriarcat généralisé date au moins du Néolithique et des premières cités, il y a 8000 ans. Pour le paléolithique, ça a l'air moins clair] Il faut donc bien en conclure que seules les luttes radicales contre toutes les formes de l'oppression humaine peuvent mener au communisme/à l'anarchisme réel. L'autonomie anarchiste permet ainsi de mettre en lumière que Marx avait un angle mort extrêmement dommageable en définissant la classe sans y intégrer entièrement les oppressions de genre et de race. [4] Cela lui donne une pertinence sur de nombreux points que les courants plus marxistes en France ont souvent du mal à articuler. II. Limites des deux courants Tout ça étant dit, on veut poser une analyse des limites qu'on voit à chacun de ces courants : ils nous paraissent tous deux avoir des angles morts importants, et gagneraient d'après nous beaucoup à se nourrir des points de pertinence de l'autre. 1. Ultragauche et autonomie Si elle participe au maintien de la ligne de classe dans le milieu autonome, l'ultragauche est souvent plombée par une vision réductionniste. Elle a en effet tendance à tout ramener à la classe, et même à voir les luttes antiracistes ou antipatriarcales comme des parts secondaires ou « partielles » de la lutte anticapitaliste, qui se règleraient d'elles-mêmes mécaniquement dans la révolution. On trouve ainsi chez elle un certain désintérêt ou une incompréhension de ce que sont les autres axes d'oppressions ( à sa décharge, certaines tendances anarchiste de l'autonomie sont aussi très proches de cette rhétorique). On dénombre à cause de tout ça pas mal de textes ou podcasts versant dans des analyses réactionnaires quand il faut parler de race ou de genre. C'est évidemment un problème, et ça fout d'autant plus le seum que si elle se réemparait de ces questions pour les articuler à la lumière de son logiciel, l'ultragauche pourrait apporter beaucoup. Au-delà du fait que ça parait un peu scandaleux en 2026, il nous semble en effet qu'une des réponses souhaitable aux courants anti-oppressions léninistes ou sauce-dém actuels serait de construire une lecture spécifiquement autonome des oppressions. 2. anars Quand au milieu toto-anarchiste, on l'a dit, il se distingue dans la sphère révolutionnaire par un certain désir de conscientiser ces oppressions et de lutter contre elles – même si c'est de moins en moins vrai, pas mal d'organisations non anar s'en étant finalement réemparées ces dernières années. Son défaut est là où sont ses qualités : s'il ne s'arrête pas au capitalisme et à la pure lutte des classes, il ne s'y arrête à notre avis pas assez, au point que le capitalisme ne semble parfois plus tant un problème. Si on voulait définir ce qui se passe, on dirait que le milieu toto s'organise encore hors des institutions du capital, mais plus forcément contre elles. On peut ainsi tout à fait voir des totos s'auto-organiser pour pousser à voter à gauche pendant les élections, car pour eux, globalement, la FI c'est bien, la gauche c'est quand même bien, et le problème est plus la droite, le néolibéralisme et le fascisme que la sociale démocratie, qui fait pourtant totalement partie du capitalisme. La relation entre sauce-démie, libéralisme autoritaire et fascisme est ainsi évacuée ou lue depuis un logiciel de gauche. On en arrive même parfois à des analyses un peu délirantes, où les toto encore autonomes sont quasiment vus comme plus responsables de la montée du fascisme par leur refus de participer au vote que la gauche institutionnelle. De même, on voit un peu partout des événements « anti-impérialistes » tenir le haut du panier en matière d'antiracisme et ne pas être questionnés dans le milieu, comme si ce terme n'était pas une vieille enseigne des marxistes-léninistes pour diviser le monde selon leur ligne transclassiste habituelle : les « mauvaises bourgeoisies impérialistes et suprémacistes » et les « bonnes nations victimes ». Le soutien à des patries « résistantes » ou à des proto-bourgeoisies « révolutionnaires » est amalgamé à la lutte contre le capital, sans qu'aucune tentative de lecture autonome soit posée. [En fait, pour le dire de façon assez crue, certains courants trotskystes spécifiques, non campistes, posent aujourd'hui des analyses et des critiques plus pertinentes des situations internationales que ce qu'on peut voir dans le milieu toto, alors même qu'eux sont léninistes. Il semble qu'il y a chez eux une mémoire plus forte de certaines bases révolutionnaires que dans le milieu toto. On se retrouve ainsi avec des situations rocambolesques, où des totos se retrouvent proches de divers groupes léninistes campistes, stals ou trotskystes, et où ce sont des courants trotskystes plus « stricts » qui critiquent tous ceux-là sur des bases prolétariennes] Cela est d'après nous dû à un manque de colonne vertébrale politique solide. On aurait tendance à dire que le milieu toto est devenu aujourd'hui politiquement gauchiste, c'est-à-dire flou et mélangeant plein de courants, et que l'autonomie anarchiste et l'autonomie communiste ne sont elles-mêmes plus que des tendances en leur sein, pas toujours majoritaires. On pense que c'est le résultat de plusieurs choses, en premier lieu son fonctionnement organique : comme on l'a dit, on y entre rarement par la théorie mais plus par des logiques de milieu social, de cooptation, par des rencontres lors de mouvements sociaux ou d'arrivée dans des lieux de lutte, etc... ce qui fait que l'anarchisme toto est une nébuleuse qui se définit souvent plus par des pratiques, des codes et des opinions que par une ligne. Ensuite, on pense que la question des oppressions joue dans tout ce flou un rôle important. En effet, celle-ci prend enfin depuis quelques années une importance nouvelle, plus difficile à contester qu'auparavant, dans les milieux militants et dans la société française en général. C'est peut-être un pas assez rarement vu à cette ampleur. Pour autant, on pense qu'une sorte d'amalgame est fait, et que souvent la question soulevée pour se positionner par rapport à une oppression est « est-ce que tu es en train d'être raciste/sexiste ou non par ton positionnement ». On dirait que le racisme et le sexisme sont des blocs sans nuances, sans déclinaisons politiques, et qu'il s'agit juste d'être pour ou contre. Or, on pense qu'une ligne antiraciste sauce-démisante de droite, sauce-démisante de gauche, léniniste ou autonome n'ont pas grand-chose à voir entre elles. Ainsi, des questions comme « participer au vote », « être pour ou contre le Hamas », « déclarer une manif/partir en sauvage » et globalement de tres nombreuses questions de ligne politiques sont rendues caduques car elles sont placées sous le saint-patronage de l'antiracisme et de l'antisexisme avec un grand A au lieu que la question : « de quel antisexisme/antiracisme parle-t-on ? » soit posée. Conclusion On a l'impression d'être coincé.e.s entre deux dynamiques pas ouffes au sein de l'autonomie. D'un côté on a l'ultragauche qui fait vivre la théorie autonome pas forcément si présente dans nos squats, mais qui se désintéresse encore trop globalement des questions d'oppressions, la rendant pour partie inaudible. De l'autre, le milieu toto-queer plus forcément autonome, lui, dans lequel les idées de « conscience des oppressions » et d' « anticapitalisme » sont devenus des sortes de totem – c'est-à-dire des idées générales impossibles à nuancer, des blocs « pour » ou « contre » lesquels on serait, sans aucune réflexion pour savoir de quelle ligne anticapitaliste, antiraciste, antipatriarcale, etc... on parle . En vrai, on trouve ça assez logique. On se dit que le combat pour simplement visibiliser les oppressions et gagner du rapport de force là-dessus au sein de la militance a du être un bordel immense qui a potentiellement empêché de gagner en même temps sur la question de la ligne à l'époque. Au-delà de ça, du simple fait d'être transversal à la question de la classe, c'est un combat qui a été mené parallèlement par des groupes de diverses lignes, et c'est donc sous cette multiplicité qu'il s'est répandu dans la société. Il parait finalement pas déconnant que les formes léninisantes et sauce-démisantes de l'antiracisme et de l'antisexisme soient aujourd'hui largement répandues dans le milieu, tout simplement car cela semble plutôt raccord avec l'état du rapport de force entre les différentes tendances anticapitalistes elles-mêmes. Enfin, de façon plus générale, il faut bien dire qu'on n'a pas vraiment accès à un corpus clair quand on arrive dans le milieu : pas tant de brochures mettent l'accent sur les différences entre autonomie et autres courants... à l'inverse, de nombreux médias d'autres tendances s'emparent de questions de théorie et d'actualité : la Paduteam (stal), la Zawa Prod (sauce dem), Wissam Xelka (léniniste), Paroles d'Honneur (léninisto-décolonialo-bizarre), Blast (sauce-dem) etc... Il est normal qu'on aille vers eux pour s'informer, si ce sont les seules sources disponibles, et si elles disent quand même plein de trucs pertinents qui aident à s'informer et à réfléchir. Ce faisant, on intègre des morceaux de leur ligne. On pense qu'il serait vraiment important qu'on se saisisse de cette situation et qu'on y réponde, autonomes communistes comme anarchistes. Qu'il faudrait reposer le focus spécifiquement sur la propagande de ligne, et répandre partout des réflexions et des points de vue anti-sauces et anti-léninistes détaillés, appuyés, explicités, nuancés– en n'omettant pas nos tatonnements, nos questionnements et nos points de doute -, ainsi que des points de vue de ligne concernant les oppressions, pour permettre à l'autonomie de rester vivace... Parce que ses particularités sont le fruit d'une longue histoire militante, et, si le milieu finissait par devenir une pure nébuleuse non encartée d'extrême-gauche (ou de gauche tout court) à force de manquer de transmission, c'est deux siècles de leçons des luttes passées qui seraient perdus pour les mouvements à venir. PS : l'image d'illustration nous a fait rire mais en vrai, on aurait des débats à ouvrir sur le Rojava, la CNT de 36 et le Chiapas, précisément dans la lignée de ce qu'on a développé ici.

[1] ou shiny-queerisant, selon l'option [2] l'autogestion est souvent mise en avant dans la gauche radicale comme une perspective désirable en soi. Cela mène à des situations étranges, comme la glorification d'usines ou de boites « autogérées » qui ne sortent pourtant absolument pas des logiques du capital [3] l'antifascisme, en tant que « axe de lutte, groupe uni de tout ce qui est contre l'extrême-droite », représente dans cette logique l'incarnation du camp de la gauche, et répond donc à une logique traansclassiste [4] On rappellera d'ailleurs à toutes fins utiles que Hegel, le philosophe sur lequel il s'est appuyé pour construire sa théorie de l'histoire, était un gros raciste de merde.


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simonSchu
23 days ago
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The Intolerable Hypocrisy of Cyberlibertarianism

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I like the Internet. I am old enough to remember the pre-Internet era and despite the younger generations pining for those simpler days, I was there. Paper maps were absolutely horrible, just you and a compass in your car on the side of the road in the middle of the night trying to figure out where you are and where you are going. Once when driving from Michigan to Florida I got so lost in the middle of the night in Kentucky that I had to pull over to sleep and wait for the sun so I could figure out where I was. I awoke to an old man staring unblinkingly into my car, shirtless, breathing heavy enough to fog the windows. To say I floored that 1991 Honda Civic is an understatement.

You would leave your house and then just disappear. This is presented as kind of romantic now, as if we were just free spirits on the wind and could stop and really watch a sunset. In practice it was mostly an annoying game of attempting to guess where people were. You'd call their job, they had left. You'd call their house, they weren't home yet. Presumably they were in transit but you actually had no idea. As a child my response to people asking me where my parents were was often a shrug as I resumed attempting to eat my weight in shoplifted candy or make homemade napalm with gasoline and styrofoam. Sometimes I shudder as a parent remembering how young I was putting pennies on train tracks and hiding dangerously close so that we could get the cool squished penny afterwards.

Cassettes are the worst way to listen to music ever invented. Tapes squealed. Tapes slowed down for no reason, like they were depressed. Multiple times in my life I would set off on a long road trip, pop in a tape, and within fifteen minutes watch as it shot from the deck unspooled like the guts from the tauntaun in Star Wars. You'd then spend forty-five minutes at a Sunoco trying to wind it back in with a Bic pen knowing in your heart you were performing CPR on a corpse. Then you'd put it back in the player out of pure stubbornness, and it would chew itself again immediately, and you'd drive the next six hours in silence with your own thoughts, which were not as good as Pearl Jam.

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So I am, mostly, grateful for the bounty the internet has provided. But there is something wrong, deeply wrong, with what we built. The wrongness was there at the start. It was baked into the foundation by people who told themselves a story about freedom, and that story was a lie, and we are all, every one of us, paying their tab.

To understand what happened we need to go back to the 90s.

A Declaration of the Independence of Cyberspace

One of the first and most classic examples of the ideology that powered and continues to power tech is the classic "A Declaration of the Independence of Cyberspace" by John Perry Barlow written in 1996. You can find the full text here. I remember thinking it was genius when I first read it. I was young enough that I also thought "Snow Crash" was a serious political document. Today the Declaration reads like one of those sovereign citizen TikToks where someone in traffic court is claiming diplomatic immunity under maritime law.

It helps to know who Barlow was. Barlow was a Grateful Dead lyricist. He was also a Wyoming cattle rancher. He was also, briefly, the campaign manager for Dick Cheney's first run for Congress. (You did not misread that.) He spent his later years as a fixture at Davos, the World Economic Forum, where the very wealthy gather each January to remind each other that they are interesting. It was at Davos, in February 1996, fueled by champagne and grievance over the Telecommunications Act, that Barlow banged out the Declaration on a laptop and emailed it to a few hundred friends. From there it became, somehow, one of the founding documents of the modern internet.

These increasingly hostile and colonial measures place us in the same position as those previous lovers of freedom and self-determination who had to reject the authorities of distant, uninformed powers. We must declare our virtual selves immune to your sovereignty, even as we continue to consent to your rule over our bodies. We will spread ourselves across the Planet so that no one can arrest our thoughts.

Many of the pillars of "modern Internet" are here. Identity isn't a fixed concept based on government ID but is a more fluid concept. We don't need centralized control or really any form of control because those things are unnecessary. It was this and the famous earlier "Cyberspace and the American Dream: A Magna
Carta for the Knowledge Age" that laid a familiar foundation for a lot of the culture we now have. [link]

The Magna Carta is also our introduction to the (now familiar) creed of "catch up or get left behind". The adoption of new technology must be done at the absolute fastest speed possible with no regulations or checks. You don't need to worry about the consequences of technology because these problems correct themselves. If you told me the following was written two weeks ago by OpenAI I would have believed you.

If this analysis is correct, copyright and patent protection of knowledge (or at least many forms of it) may no longer be unnecessary. In fact, the marketplace may already be creating vehicles to compensate creators of customized knowledge outside the cumbersome copyright/patent process

The cumbersome copyright/patent process. Cumbersome to whom, exactly? This is always the move. The thing your industry would prefer not to deal with is reframed as an obsolete burden. Your refusal to do it is rebranded as innovation. Your inability to imagine a world where you don't get exactly what you want becomes a manifesto.

Winner Saw It Coming

So there are dozens of these pieces and they all read the same. If you don't regulate these technologies humanity will only benefit. Education, healthcare, industry, etc. We don't need regulations because the transformation from the medium of paper to digital has transformed the human spirit. But one was extremely surprising to me. Langdon Winner wrote something almost prophetic back in 1997. You can read it here.

He coins the term cyberlibertarianism (or at least is the first mention of it I could find) and then goes on to describe an almost eerily accurate set of events.

In this perspective, the dynamism of digital technology is our true destiny. There is no time to pause, reflect or ask for more influence in shaping these developments. Enormous feats of quick adaptation are required of all of us just to respond to the
requirements the new technology casts upon us each day. In the writings of cyberlibertarians those able to rise to the challenge are the champions of the coming millennium. The rest are fated to languish in the dust.
Characteristic of this way of thinking is a tendency to conflate
the activities of freedom seeking individuals with the operations
of enormous, profit seeking business firms. In the Magna Carta
for the Knowledge Age, concepts of rights, freedoms, access, and
ownership justified as appropriate to individuals are marshaled
to support the machinations of enormous transnational firms.
We must recognize, the manifesto argues, that "Government does
not own cyberspace, the people do." One might read this as a
suggestion that cyberspace is a commons in which people have
shared rights and responsibilities. But that is definitely not where
the writers carry their reasoning.

What "ownership by the people" means, the Magna Carta
insists, is simply "private ownership." And it eventually becomes
clear that the private entities they have in mind are actually large,
transnational business firms, especially those in communications.
Thus, after praising the market competition as the pathway to a
better society, the authors announce that some forms of compe-
tition are distinctly unwelcome. In fact, the writers fear that the
government will regulate in a way that requires cable companies
and phone companies to compete. Needed instead, they argue,
is the reduction of barriers to collaboration of already large firms,
a step that will encourage the creation of a huge, commercial,
interactive multimedia network as the formerly separate kinds of
communication merge.

In all he lays out 4 pillars of this ideology.

Technological determinism. The new technology is going to transform everything, it cannot be stopped, and your only job is to keep up. Stewart Brand's actual quote, which Winner pulls out and lets sit there like a body on display, is "Technology is rapidly accelerating and you have to keep up." There's no room to ask whether we want any of this. The wave is coming. Surf or drown.

It does not occur to anyone in this discourse that 'drown' is a choice the wave is making, not a natural law. Waves do not have intentions. Destroying your livelihood and leaving you to rot isn't a requirement of the natural order as much as that would convenient.

Radical individualism. The point of all this technology is personal liberation. Anything that gets in the way of the individual maximizing themselves be it government, regulation, social obligation, your annoying neighbors, is an obstacle to be removed. Winner notes, with what I imagine was a very dry expression, that the writers of the "Magna Carta for the Knowledge Age" cited Ayn Rand approvingly. In 1994. As intellectual grounding. For a document about computers.

There is something deeply funny about a movement claiming to invent the future and grounding its case in a Russian émigré's airport novels about steel barons in love with their own reflections.

Free-market absolutism. Specifically the Milton Friedman, Chicago School, supply-side flavor. The market will sort it out. Regulation is theft. Wealth is virtue. George Gilder, who co-wrote the Magna Carta, had previously written a book called Wealth and Poverty that helped sell Reaganomics to the masses. He then wrote Microcosm, which argued that microprocessors plus deregulated capitalism would liberate humanity. He was very serious about this.

Don't worry, Gilder is still out there. He loves the blockchain and crypto now. He now writes about how Bitcoin will save the soul of capitalism, which it is somehow doing while also destroying the planet. Both can be true in his cosmology. The ideology is flexible like that.

A fantasy of communitarian outcomes. This is the part that should make you laugh out loud. After establishing that government is bad, regulation is theft, and the individual is sovereign, the cyberlibertarians then promise that the result of all this will be... rich, decentralized, harmonious community life. Negroponte: "It can flatten organizations, globalize society, decentralize control, and help harmonize people." Democracy will flourish. The gap between rich and poor will close. The lion will lie down with the lamb, and the lamb will have a Pentium II.

We also have the advantage of hindsight and know, without question, that all of these predicted outcomes were wrong. Not 'directionally wrong' or 'wrong in the details.' Wrong the way it would be wrong to predict that if you set your kitchen on fire, the result will be a renovation.

You have to hold these four ideas in your head at the same time to see the trick. The cyberlibertarians wanted you to believe that radical individualism plus deregulated capitalism plus inevitable technology would produce communitarian utopia. This is, on its face, insane. It is the economic equivalent of claiming that if everyone punches each other really hard, eventually we'll all be hugging.

But Winner's sharpest observation, the one I keep coming back to, isn't about any of the four pillars individually. It's about the move underneath them. He writes:

"Characteristic of this way of thinking is a tendency to conflate the activities of freedom seeking individuals with the operations of enormous, profit seeking business firms."

This is the entire game. This is how "don't tread on me" becomes "Meta should be allowed to do whatever it wants." This is how the rights of the lone hacker working in their garage become indistinguishable from the rights of a multinational with a market cap larger than most countries' GDP. The Magna Carta literally argues that the government should reduce barriers to collaboration between cable companies and phone companies in the name of individual freedom and social equality. Winner caught this in 1997.

That is why obstructing such collaboration – in the cause of forcing a competition
between the cable and phone industries – is socially elitist. To the extent it prevents collaboration between the cable industry and the phone companies, present federal policy actually thwarts the Administration's own goals of access and empowerment.

What makes the essay uncomfortable to read now is that Winner wasn't even predicting the future. He was just describing what was already happening and noting where it would obviously lead. He saw the media mergers and asked the question nobody in the industry wanted to answer: what happened to the predicted collapse of large centralized structures in the age of electronic media? Where, exactly, did the decentralization go? He saw that the cyberlibertarians were going to deliver the opposite of everything they promised, and that they were going to keep getting paid to promise it anyway.

He was writing before Google. Before Facebook. Before the iPhone. Before YouTube. Before Twitter, Bitcoin, Uber, AirBnB, OpenAI, and the entire app economy. Before any of the actual examples that would eventually prove him right existed. He just looked at the people doing the talking, listened to what they were saying, and wrote down where it ended. It is not a long essay. He didn't need a long essay. The future was right there on the page, in their own words. He just had to read it back to them.

The essay closes with a question that has, to my knowledge, never been seriously answered by the industry it was aimed at:

"Are the practices, relationships and institutions affected by people's involvement with networked computing ones we wish to foster? Or are they ones we must try to modify or even oppose?"

Twenty-eight years later, the industry still treats this question as somewhere between naive and seditious. It's the question Barlow's declaration was specifically designed to make unaskable. And it remains, to this day, the only question that actually matters.

Caveat emptor

When you look at these early formative writings, so much of what we see now becomes clear. The cyberlibertarian deal was always the same: you're on your own. The industry would build the infrastructure, take the profits, and shove every consequence, every harm, every cost, every responsibility, onto somebody else.

There is no greater example to me than the moderator. Anyone who has ever moderated a forum or a subreddit knows that adding the word "cyber" to a space doesn't suddenly turn people into better humans. People are still people. They flame each other, they post slurs, they doxx, they harass, they spam, they post CSAM, they radicalize each other, they grief, they coordinate, they lie. A space with humans in it requires governance.

They produce, with frightening regularity, the exact behavior any kindergarten teacher could have predicted. Then they act surprised.

But the cyberlibertarian model required pretending it was unforeseeable. The platforms couldn't acknowledge that they needed governance because acknowledging it would mean acknowledging responsibility, and acknowledging responsibility would mean acknowledging liability, and acknowledging liability would mean the entire economic model collapses. So instead the industry invented a beautiful fiction: governance happens, but it happens by magic, performed by volunteers, for free, who we will simultaneously rely on and mock.

Reddit is run by unpaid moderators. Wikipedia is run by unpaid editors. Stack Overflow was run by unpaid experts and is now a ghost town. On TikTok and Twitter it is the unknowable "algorithm" that is the cause of and solution to every problem backed by capricious moderators who delight in stopping free speech. Unless you don't like it, then it's negligence moderation in defense of your enemies.

Open source is run by unpaid maintainers having nervous breakdowns. The platforms collect the rent. The people doing the actual work of making the platforms livable get nothing, and when they ask for anything like recognition, tools, basic protection from harassment, they're told they're power-tripping nerds who should touch grass.

This is also the crypto story, just with the masks off. What if we made worse money on purpose, money that bypassed every protection consumers had won over the previous century, money that couldn't be reversed when stolen, money that funded ransomware attacks on hospitals and pump-and-dumps targeting people's retirement accounts? The cyberlibertarian answer was: that's freedom. The losses were real. People killed themselves. Hospitals had to turn away patients. The architects became billionaires and bought yachts and now sit on the boards of AI companies, where they are reinventing the same con with a new vocabulary.

Now Winner got one thing wrong, and it's worth pausing on, because it's the most interesting wrinkle in all of this. What actually happened was weirder and worse. The cyberlibertarians became the corporations. They didn't sell out. They didn't betray their principles for the first offer of money. They simply scaled until their principles became inconvenient, and then they stopped mentioning them.

Once the platforms got large enough to be unstoppable, once they captured enough of the regulatory apparatus to write their own rules, the libertarian rhetoric got quietly shelved like a college poster you took down before your in-laws came over. Meta no longer pretends it stands for free speech and seemingly takes delight in putting its thumb on the scale. TikTok users have invented an entire euphemistic shadow language to evade automated censorship like "unalive," "le dollar bean," "graped" that would have made 1996 Barlow weep into his bolo tie.

Copyright and patents matter when they're Apple's copyright and patents. Or Googles. Or OpenAIs. Go try to make a Facebook+ website and see how quickly Meta is capable of responding to content it finds objectionable.

Cyberlibertarianism was the ladder. Once they were on the roof, they kicked it away and started charging admission to look at the view.

So the Internet is Doomed?

Remember I like the Internet. I said it in the beginning and it is still true. I love the Fediverse, I love weird Discords about small tabletop RPGs I'm in. I spend hours in the Mister FPGA forums. There are corners that are good. But they're mostly good because they're not big enough to be worth breaking up.

It feels increasingly like I'm hanging out in the old neighborhood dive bar after most of the regulars have moved away. The lighting is the same. The bartender remembers your order. But you can hear yourself think now, and that's mostly because the room is half empty and the jukebox finally died. The new clientele is from out of town. They are taking pictures of the menu.

If we want to have a serious conversation about why we are in the situation we're in, it is no longer possible to pretend that the broken ideology that put us on this trajectory is still somehow compatible with the harsh realities that surround us. It is not clear to me if democracy can survive a deregulated Internet. A deregulated Internet filled with LLMs that can perfectly impersonate human beings powered by unregulated corporations with zero ethical guidelines seems like a somewhat obvious problem. Like an episode of Star Trek where you the viewer are like "well clearly the Zorkians can't keep the Killbots as pets." It doesn't take some giant intellect to see the pretty fucking obvious problem.

If we want to save the parts of the internet worth saving, we have to evolve. We have to find some sort of ethical code that says: just because I can do something and it makes money, that is not sufficient justification to unleash it on the world. Or, more simply: just because I want to do something and you cannot actively stop me, that does not make doing it a good idea. We have waited thirty years for the cyberlibertarian future to arrive and produce the promised harmonious community. It's time to face the facts. It's never coming. The bus left in 1996. The bus was never real.

People did not get better because they went online. Giving everyone access to a raw, unfiltered pipeline of every fact and lie ever produced did not turn them into better-educated people. It broke them. It allowed them to choose the reality they now inhabit, like ordering off a menu. If I want to believe the world is flat, TikTok will gladly serve me that content all day. Meta will recommend supportive groups. There will be hashtags. There will be Discords. There will be a guy named Trent who runs a podcast. I will never have to face the deeply uncomfortable possibility that I might be wrong about anything, ever, until the day I die, surrounded by people who agree with me about everything, including which of the other mourners are secretly lizards.

That is the internet we built. It was not an accident. It was the product of a specific ideology, written down by specific people, at a specific cocktail party in Davos, in 1996. Winner watched it happen and told us where it was going. We did not listen. There is still time, maybe, to start.

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simonSchu
24 days ago
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Trump’s Blog Has Somehow Lost $1.1 Billion

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Russ Choma, reporting for Mother Jones:

Devin Nunes was not an obvious choice to run a fledgling social media network, but after $1.1 billion in losses, the former dairy farmer and congressman is out as the head of Truth Social.

Donald Trump Jr., a board member at Trump Media + Technology, the parent company of Truth Social, said on Tuesday night that Nunes would be replaced by another executive who formerly worked at Hulu. Nunes confirmed the move in a Truth Social post of his own.

The company, which is majority owned by Donald Trump, has seen its stock plummet 84 percent under Nunes’ leadership, from its debut price of $58 back in 2024. The current share price of around $9.80 is arguably still optimistic for a company that has lost $1.1 billion since it went public, and recorded just over $10.6 million in revenue in the same time.

Like a well-oiled Atlantic City casino.

When Trump Media was first announced as a concept, the Trump family said it would include: Truth Social, streaming television services to rival Netflix and Amazon and web-hosting that would rival Amazon’s AWS business. And all of it would be devoted to fighting the “woke” media and corporate culture that Trump said had blacklisted him following Jan. 6. Truth Social would be a redoubt for freedom of speech, the streaming services would have wholesome non-“woke” content that America craved and the web-hosting would provide a home for any company that dared to challenge Amazon’s alleged anti-free speech motivations.

I’m sure the rest of that has merely been delayed, temporarily, while Trump Media’s best and brightest minds continue working on the cell phone they started selling last summer but still haven’t shipped.

Link: motherjones.com/politics/2026/04/truth-social-ceo-out-after…

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simonSchu
28 days ago
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Google Chrome silently installs a 4 GB AI model on your device without consent

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Article URL: https://www.thatprivacyguy.com/blog/chrome-silent-nano-install/

Comments URL: https://news.ycombinator.com/item?id=48019219

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simonSchu
28 days ago
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